Cloche tibétaine aux guirlandes de joyaux
Des creux foncés, des reliefs dorés : un contraste qui donne de la profondeur au moindre motif.
La poignée figure un demi vajra massif : ses branches arrondies s'enroulent vers le centre et enserrent une lame droite. Juste dessous, la prise, nouée et striée, s'emboîte dans une bague lisse.
Le décor occupe toute la surface. Sous l'épaule, des feuillages entourent de petites fleurs, suivis d'une bande de perles. La partie centrale porte des chapelets de pierreries en arcs, séparés par de petits pendentifs. En bas, une suite de formes dressées, serrées comme une palissade, longe l'anneau poli de la base.
Pour vos séances, elle s'associe très bien à une paire de tingsha, à choisir parmi nos cymbales et clochettes de méditation : l'une ouvre le moment de calme, l'autre le referme. Elle se marie aussi avec nos représentations du Bouddha.
Les détails qui comptent
- Couronne : Sceptre aux contours ronds
- Ornement phare : Bijoux sculptés
- Bordure : Large et réfléchissante
- Aspect : Vieilli, presque bronze
Araniko, du Népal à la cour de Kubilaï Khan
Chez les Newar, artisans réputés de l'Himalaya, statues et objets de culte se façonnent de génération en génération par la fonte à la cire perdue. On réalise d'abord une forme en cire, on l'enrobe d'argile, puis on la fond pour céder la place au métal. Le moule est ensuite cassé : chaque exemplaire reste unique.
De cette tradition, un nom a traversé les siècles : Araniko. En 1260, l'empereur mongol Kubilaï Khan demande au maître tibétain Phagpa d'élever un stupa doré au monastère de Sakya. Phagpa réclame cent artistes népalais ; le roi n'en trouve que 80, et c'est le jeune homme, alors âgé de 17 ans, qui prend leur tête. Le chantier achevé, il rejoint le palais impérial, où il devient en 1273 le directeur de tous les métiers d'art de l'empire. On lui doit le Stupa blanc de Pékin, commencé en 1279 et toujours debout.
Pour la faire chanter
Saisissez la poignée par son milieu, bras détendu. Relevez légèrement la main et laissez l'instrument osciller : le battant touche la paroi à chaque aller et retour. En ralentissant le geste, vous espacez les notes.
- En mémoire d'un proche, pour un temps de recueillement
- Pour rythmer une promenade lente au jardin
- Pour un amateur d'artisanat d'Asie
- Sur une cheminée, à côté d'une photo de voyage
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Un héritage de fondeurs
Ce type d'objet perpétue un savoir ancestral, que chaque tintement ranime.
Entretien en quelques gestes
- Reliefs : Un pinceau souple
- Patine sombre : À conserver telle quelle
- Rangement : Dans un meuble fermé, quand elle ne sert pas
- Bord brillant : Un linge sec suffit
Détails techniques
- Métal employé : Laiton
- Hauteur totale : 13 cm
- Poids : 275 g net
- Ouverture : 7,5 cm
- Fabriquée en : Inde
