Vase en verre sur racine de gamal blanchie, 19 cm
Un verre façonné à chaud, posé sur un fragment de racine blanchie dont il a pris la forme en refroidissant.
Le col monte haut et s'évase vers l'ouverture, comme le pavillon d'une trompette. À sa base, le verre s'élargit et s'étale sur le bois en plis épais, d'un turquoise pâle qui s'efface peu à peu pour devenir transparent. La racine de gamal, couverte d'un blanc mat, garde ses creux et ses fissures ; par endroits, le brun naturel du bois réapparaît. Selon le fabricant, le verre recyclé est d'abord soufflé, puis posé encore chaud sur la racine, dont il épouse ensuite chaque relief.
Pour les petits bouquets, il complète la collection complète de nos vases.
En quelques mots
- Forme : Col haut et évasé, pied étalé sur la racine
- Verre : Recyclé, transparent, turquoise pâle à la base
- Socle : Morceau de racine de gamal, blanchi en surface
- Pour : Petits bouquets, frais dans l'eau ou séchés
- Bois : À garder au sec, même quand le verre contient de l'eau
Du sable de Phénicie au verre soufflé
Au Ier siècle, l'écrivain romain Pline l'Ancien rapporte une histoire, sans doute légendaire. Des marchands phéniciens accostent un soir près de l'embouchure du fleuve Bélus, non loin de la ville d'Acre. Faute de pierres pour caler leurs marmites, ils prennent des blocs de natron, un sel minéral qu'ils transportaient. Sous la chaleur du feu, ce sel se mêle au sable de la plage, et un liquide transparent se met à couler : le verre.
Le soufflage, lui, est bien réel. Il apparaît entre l'an 100 et l'an 50 avant notre ère, quelque part dans le Levant. Avec une simple canne creuse, on gonfle désormais le verre comme une bulle, bien plus vite qu'avant. Le géographe grec Strabon note même qu'à Rome, un récipient en verre s'achète pour une seule pièce de cuivre. Aujourd'hui, à Bali, des artisans perpétuent ce geste avec du verre recyclé.
Trois roses, ou une simple branche
Son col étroit tient droites une à trois tiges : des roses blanches, un rameau d'olivier, quelques brins de lavande. Avec un fond d'eau, il garde les roses fraîches ; sans eau, il accueille des tiges séchées. Le blanc du bois et le turquoise du verre apportent une note de bord de mer à une pièce claire. Sur une étagère, il s'accorde bien avec une petite statue de yoga.
- Près du lit, avec une seule rose
- Au bord d'une fenêtre, face au jour
- À côté d'un miroir rond, qui renvoie la lumière du verre
- En cadeau, pour les amoureux de la mer
Pour prolonger cette ambiance, faites un tour dans l'ensemble de notre décoration artisanale.
Le verre qui s'est posé
Il a quitté le four encore souple, s'est couché sur la racine et ne l'a plus jamais quittée. Entre le blanc du bois et le bleu du verre, c'est un instant de chaleur qui est resté là.
Soins du verre et du bois
- Eau : À changer souvent, en remplissant le verre sans déborder
- Bois : Toujours au sec ; essuyez aussitôt la moindre éclaboussure
- Nettoyage : Une petite brosse et de l'eau tiède, sans frotter fort
- Température : Jamais d'eau bouillante dans le verre
- Imperfections : Petites bulles et fines rayures, liées au travail manuel
- Usage : En intérieur, posé bien à plat
Détails techniques
- Hauteur totale : 19 cm, dont 17 cm pour le verre
- Socle : 15 x 15 cm environ
- Matières : Verre recyclé soufflé, racine de gamal blanchie
- Poids net : 1,25 kg
- Origine : Bali, Indonésie
- Pièce : Unique, car chaque racine est différente
